Yes we can… STOP CETA !
13 October 2016

Client chez ING?

Envoyer ce mail à: rik.vandenberghe@ing.be; info@news.ing.be; info.fr@ing.be

Cher Rik Vandenberghe, cher Ralph Hamers,

Le 05 octobre vous avez envoyé un mail à tous les clients avec comme titre “Plus de conseil, plus de simplicité.”

En même temps vous promettez à vos actionnaires un rendement élevé, et pour cela vous effectuez une réorganisation sérieuse en supprimant 7000 emplois , en majorité en Belgique et au Pays-Bas.

Vous expliquez que vous comprenez que cela provoque de l’inquiétude mais que la réorganisation est nécessaire afin de mieux répondre aux souhaits et exigences des clients.

Quid des 3500 employés qui vont rejoindre l’armée des sans-emplois, au moment où le gouvernement cherche à réduire le déficit de 4,2 milliard d’euro, et annonce que les indemnités de chômage seront diminués dans le temps. Cela est quand même en contradiction avec votre plaidoyer d’être une banque durable et responsable.

En tant que client d’ING je me fais du souci par rapport à l’impact que vos mesures auront indéniablement sur la qualité du service rendu.

Vous nous garantissez que rien ne changera pourtant. Quelles seront les conséquences pour les clients ? Comment pourriez-vous offrir plus de conseil personnel, plus de services digitaux performants et des heures d’ouverture plus étendues avec autant d’employés en moins.

Vous investissez dans la digitalisation. C’est en effet bien pratique et facile d’utilisation tant que tout fonctionne correctement, mais quid si nous avons une question ou que nous fassions une erreur et qu’il n’y a plus d’employé avec la connaissance et l’expérience pour encore nous répondre correctement.

Et avez-vous pensé aux personnes que nous connaissons depuis si longtemps en agence, et qui nous connaissent aussi ? L’accessibilité et la disponibilité des agences en Belgique est un facteur important dans le choix d’une banque pour un client. Tout comme le conseil personnel, la relation avec le client et le service rendu. Des services impersonnels digitalisés signifient pour nous clients que nous allons devoir effectuer des tâches qui dans le passé était faites par la banque, et en plus nous allons devoir payer pour ces services. Qu’est-ce qui nous retient encore dans ces conditions de changer de banque ?

Qui peut nous garantir que cette aventure avec des promesses de haut rendement en bourse ne finira pas comme ce fut le cas avec Dexia et Arcopar ? Ou finalement c’est le client qui est la victime, et à nouveau la banque devra être sauvée par l’Etat au frais du contribuable ?

Cordialement,

***Nom Client***